Archive pour juin  

1er Trophée National Handisport à Bourges

affiche trophée national handisport de bourges

C’est parti pour le premier Trophée National Handisport qui se déroule à Bourges les 27 et 28 juin. Une compétition organisée par Bourges handisport, le comité régional Centre et le comité départemental du Cher avec le département Centres adultes de la FFH. Douze équipes de quatre concurrents venus de six régions s’affronteront dans trois disciplines : boccia, fléchette pendulaire et biathlon sarbacane qui est composé d’une épreuve de course sur 20 m et du tir de fléchettes.
Ce trophée est ouvert aux personnes handicapées moteurs adultes des centres spécialisés. Chef d’orchestre de cette manifestation la Réunionaise Eliane Ovide, présidente du comité régional, déclare ” Ce Trophée est né de la volonté des clubs d’avoir une compétition. a fédération française a suivi”.
De nombreux Trophées régionaux ont été organisés pour sélectionner les clubs participants au Trophée national. A la Réunion, le premier Trophée handisport de La Réunion sera mis en place par Saint-Paul Handisports le 3 août 2008 lors de la journée plage organisée par le CCAS de Saint-Paul sur le site handiplage des Dauphins à la Saline.
Renseignements Saint-Paul Handisports : stpaulhandi@handireunion.org ou 0692 61 25 68

Epreuves nationales : les jeunes prennent leurs marques

Pour les jeunes sportifs réunionnais, leur première participation aux championnats nationaux d’athlétisme et de natation leur aura permis de se situer dans le classement français. Au delà de la place qui n’est pas significative, c’est la performance personnelle et la progression qui sont importantes. Reste qu’un titre est toujours bon à prendre et c’est Mélodie Greveldinger (APHS) qui est championne de France sur 400 m NL catégorie S9. En forte progession, la Saint-Pierroise promet un bon potentiel pour les années à venir.
Aux France d’athlétisme Espoir handisport, Catherine Fontaine (Saint-Benoît handisport) est deuxième au poids de 4 kg avec un lancer de 5 m 05. En M38, Julien Lucily (Saint-Benoît handisport) place ses marques sur 100 m (13″58) et sur 200 m (27″41). Là encore, la saison prochaine s’annonce bonne. Enfin El Kabir Soulaimana reste régulier à 20″26 sur 100 m fauteuil. au tableau de cotation, le nombre de points donne le classement final par catégories.
En basket fauteuil, le “melting pot” Saint-Pierre/Le Port a pris le bronze à Alençon au championnat Nationale 2.
En ce qui concerne le 6e Tournoi international d’Agadir (15 au 22 jun), cette édition sert de réglage pour les meilleures équipes africaines, Maroc, Algérie et Egypte. Malgré la guerre, l’Irak sera encore présent à ce tournoi. Pour la première fois, une équipe féminine française est inscrite. Du beau monde pour la seconde partie du “melting pot” Saint-Pierre/Le Port qui aura fort à faire car comme on a pu le voir lors de l’édition 2007, ce tournoi est d’un niveau très relevé.
Tournoi d’Agadir
Tous les résultats du handisport réunionnais

La France Paralympique

Logo France paralympique

C’est jeudi 26 juin 2008 que sera présenté officiellement l’équipe qui représentera la France aux jeux Paralympiques de Pékin ou Bejin. Ils et elles sont 119 à avoir réaliser les conditions pour être sélectionnés. Cette liste officielle prend en compte les critères de sélection déterminés par la Fédération Française Handisport, ainsi que les modalités de qualification paralympiques imposées par l’IPC, le Comité Paralympique International : minimas, quotas, hommes/femmes, période de qualification, ranking list, épreuves ouvertes…
Une sanction pour des années d’entraînement et de sacrifices de l’athlète mais aussi de son entourage pour le soutenir à atteindre son but La liste officielle peut être téléchargée sur le site de la FFH.
Des Réunionnais ont participé aux Jeux Paralympique : Eric Laderval (cat L5 1988 Séoul bronze au javelot 36,82 m), José Thérézo (basket 1996, 2000, 2004), Jean-Denis Aboukir (basket, bronze Barcelone 1992, 1996, 2000), Eliane Ovide (Tir aux armes Barcelone 1992)
Liste des athlètes à Pékin

(MAJ) Un revenu décent : le président ne l’entend pas de cette oreille !

coton tige

La conférence nationale du handicap aura fait “Pschitt”, selon la formule consacrée. Le discours du président de la République en ouverture laisse un goût amer aux associations qui attendaient mieux que de la condescendance. Finalement la marche du 29 mars 2008 n’aura pas permis ni au ministre de l’Emploi, Xavier Bertrand, à la secrétaire d’Etat aux Solidarités, Valérie Létard, ni à Nicolas Sarkozy de prendre en compte les véritables attentes des personnes porteuses de handicap, un revenu d’existence.
Si les annonces de création de 50 000 places supplémentaires dans les centres d’accueil pour personnes handicapées d’ici 5 ans et une augmentation importante du nombre d’enfants scolarisés dans l’école publique vont dans le sens souhaité, il n’a pas été question des moyens mis en œuvre. Le président a réaffirmé son engagement au droit à la scolarisation, à l’emploi, à l’accessibilité, … Un discours politique qui ne montre que l’engagement de mettre en œuvre la loi du 11 février 2005, une loi qui a du mal à trouver sa place dans la société française tant les élus locaux freinent pour sa mise en application.

(MAJ) : Les associations de lutte contre le SIDA exclues de la conférence alors qu’elles y étaient invitées, et pression policière sur un groupe d’une douzaine de militants venus manifester leur mécontentement… De nombreuses actions sont organisées dans les prochains jours en métropole.  Pour plus de renseignements le site nipauvrenisoumis.org

Une petite revue de presse sur cette conférence :
Le Journal du dimanche : Sarkosy se penche sur le handicap
Association des paralysés de France : Nicolas Sarkozy entre condescendance et vacuité
Ni pauvre ni soumis : Toujours pas de réponse sur les ressources.
20 minutes : Que pensent les associations des propositions de Nicolas Sarkozy
L’Express.fr : Les associations jugent insiffisant le plan présenté par Sarkozy.

Colloque HALDE/AVEC : l’accessibilité en question

colloque halde avec le 29 mai 2008

“Toute personne à droit”, “rappeler le principe d’accessibilité”, “organiser le transport, la voirie”, des centaines de milliers d’euros chaque année, “accès de tout à tous”, etc.

Des phrases souvent entendues, des espérances insatisfaites, le colloque “Handicap et accessibilité”, organisé le 29 mai par le délégué de la Réunion de la Halde et le collectif AVEC, a été d’une rare richesse par la qualité des intervenants et des échanges avec les quelque cent soixante personnes venues y assister, associations, citoyens, élus (trop peu). Trois grands thèmes ont été abordés, les commissions communales d’accessibilité, le transport, l’accessibilité du cadre bâti.

Au-delà du discours convenu des Institutions, c’est une lecture ouverte de la loi du 11 février 2005 qui a été faite par Nicolas Mérille de l’APF et surtout de la manière de l’appliquer et de la faire appliquer dont il a été question. Le spécialiste de l’APF s’est attaché à démystifier le caractère contraignant pour les collectivités territoriales de ce texte majeur en mettant en avant la formidable opportunité pour les Institutions d’améliorer la vie quotidienne de près de la moitié de la population, porteurs de handicaps, mais aussi personnes âgées (elles seront 228 200 à la Réunion en 2030), les personnes à mobilité réduite (au sens large) et bien sûr, chacun d’entre-nous. Juste une affaire de bonnes pratiques à mettre en œuvre dans les services, intégrer la dimension humaine dans les décisions. Une révolution dans la manière d’appréhender l’aménagement, de réfléchir en groupe avec les personnes concernées. Pour autant, Nicolas Mérille souligne qu’il faut rester mobilisé et être attentif au respect du calendrier fixé par cette loi et ne plus hésiter à dénoncer les manques et les erreurs.
De son côté, Fabienne Jegu, chef du pôle santé-handicap de la Halde, a rappelé le contexte législatif. Une explication de texte pour chaque thème abordé lors des tables rondes. Elle a apporté un éclairage sur des zones parfois confuses pour beaucoup tout en allant toujours à l’essentiel.
Pour autant, lors des interventions les participants ont souvent fermement souligné le manque de concertation des Institutions (Département, municipalités, intercommunalité) avec le mouvement associatif lors des prises de décisions. Il a été également mis en avant que le handicap est multiple, moteur pour le cliché, mais aussi mental, et sensoriel. Il faut également prendre en compte une large part de la population, les personnes âgées. Un rappel nécessaire qu’il faudra remettre sans relâche sur l’ouvrage.

Commission communale d’accessibilité :
Ça traîne. 24 communes, 5 CCA créées à la fin 2007, 3 ont un fonctionnement réel. Les communes de plus de 5000 habitants (23 à la Réunion) ont obligation de mettre en place une CCA. L’article 46 de la loi du 11 février 2005 précise sa composition (services municipaux, représentants de la société civile, représentants des personnes handicapées avec tous handicaps de préférence). La date butoir de mise en place était le 31 décembre 2007. La création d’une commission intercommunale d’accessibilité est obligatoire pour les domaines de compétence intercommunale (transport, etc.). Pour ne pas créer une CCA, certaines municipalités “truandent” les personnes handicapées en mettant en place une commission consultative qui n’a aucune des prérogatives de la loi. Ce qui n’empêche pas certaines d’œuvrer dans le bon sens quand même.

Le transport :
Sujet sensible et récurent à la Réunion. Les schémas directeurs d’accessibilité (SDA) devaient être remis le 12 février 2008. Aucun n’a été fait. Le TCO a lancé les consultations en février. Les changements politiques lors des dernières municipales redessinent les assemblées des communautés d’agglomération ; retardant la réalisation des SDA et la création des CIA. Une circulaire interministérielle du 14 décembre 2007, vient jeter le trouble en précisant qu’il ne peut y avoir coexistence entre la CCA et la CIA… si celle-ci existe.
En ce qui concerne le transport, les dispositifs existants à la Réunion sont insuffisants et le caractère inégal du Pass transport mis en place par le conseil général est une nouvelle fois évoqué par l’absence de compensation pour les personnes en fauteuil excluent du dispositif. La pratique de prix prohibitifs (sans compteur) des taxiteurs agréés a de nouveau été évoquée.
Les associations souhaitent être étroitement associées à l’élaboration des SDA. Une demande de cohérence de ces schémas entre tous les opérateurs pour assurer la continuité du dispositif revêt une importance toute particulière. On imagine le résultat catastrophique si chacun travaille dans son coin.

Cadre bâti :
C’est certainement un domaine où règne une grande confusion entre les textes de plusieurs règlements qui se chevauchent et les bonnes pratiques à mettre en œuvre. Pour le logement social, les architectes doivent concilier prix plancher, espace de vie “accessible” pour une même surface d’habitation et une réglementation laxiste qui peu mettre en péril tout un programme déjà construit.

Intervenants :
Fabienne Jegu : chef du pôle santé-handicap de la HALDE
Nicolas Mérille : conseiller national aménagement du territoire, ville et citoyenneté de l’APF
Animation du débat : Eric Pélisson délégué de l’action régionale de la HALDE

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