“Faut voir ce qu’il y a derrière” s’interroge Arnaud de Brocca secrétaire général de la fédération nationale des accidentés du travail et handicapés (FNATH). L’annonce de Valérie Létard de mettre en place un mécanisme s’inspirant du revenu de solidarité active dès 2009 ouvre une porte que les représentants des associations de personnes handicapées hésitent à franchir.
Peut être un début de réponse aux revendications du collectif Ni pauvre ni soumis. En tout état de cause, les personnes handicapées qui veulent reprendre une activité et qui sont dans la même situation que les potentiels bénéficiaires du RAS puissent bénéficier du même avantage. Les associations rappellent qu’elle réclame que ne doit pas être pris en compte dans le calcul de l’AAH les ressource du conjoint. “Cela va faire bouger les seuils, souligne Arnaud de Brocca, on réclamait cela depuis longtemps”. De son côté, la secrétaire d’Etat affirme “Dès le 1er janvier (2009) il y aura un intéressement qui fera que plus personne n’y perdra en allant travailler en étant handicapé”.