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Vendredi 13 mars 2009 par TNoel.
Une nouvelle fois, Jean-Claude Palmarini organise sa journée Hand’Icare. Une journée spéciale pour les porteurs de handicap puisqu’ils pourront voir la Réunion d’en haut pour un prix modique. Et pourquoi pas, parrainer un jeune.
Le site de l’aéroport de Pierrefond sera une fois de plus mis à contribution. Avions mono moteur, hélicoptères et ULM permettront de voler en toute sécurité. C’est aussi un retour à la tradition puisque Hand’Icare revient le jour de l’ascension, cette année le 21 mai.
La dernière édition, en 2007, avait permis à près de 200 handicapés de voler.
Mais Hand’Icare c’est aussi toute l’année. En effet, l’association permet aussi de voler en parapente et depuis peu, les personnes handicapées peuvent s’essayer à l’aéro modélisme à l’étang du Gol (St Louis).
Renseignements : palmajano@gmail.com
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Vendredi 13 mars 2009 par TNoel.
Doctorant en géographie à l’université de la Réunion, Arthur Guénat présentait jeudi 12 mars 2009 ses travaux de thèse sur l’accessibilité des sites naturels à la Réunion intitulée : Les sites naturels réunionnais : un accès pour tous ? Une démarche originale dans le sens qu’aucun travail de cette ampleur n’a été réalisé à ce jour à La Réunion, et qu’Arthur Guénat est lui-même handicapé et se déplace en fauteuil électrique. Pour autant, le travail de recherche ne se limite pas au seul handicap moteur, puisque c’est la composante personnes à mobilité réduite qui est l’objet de cette thèse de géographie.
Dans la présentation faite aux responsables associatifs présents, l’accent est mis sur la mise en accessibilité de lieux touristiques connus ou remarquables. Le but est de permettre à des personnes porteuses d’un handicap de pouvoir profiter pleinement de la nature qui nous entoure. Pleinement, pas tout à fait puisque comme il le souligne, exemple à l’appuis, «nous avons effectué un parcours autour de l’étang du Gol sur un chemin praticable pour un fauteuil électrique, mais pas pour un fauteuil manuel». Ou la sécurisation du public sur un site, limite fortement l’accès au panorama. Pour autant, la réponse n’est pas de faire une voie en béton ou de réduire la sécurité. En effet, l’accessibilité ne doit pas se faire au détriment de l’environnement et c’est là une des pistes explorées par le doctorant : éviter le «bétonnage» et trouver une solution adaptée au site, si cela est possible. Du côté du parc national, les responsables suivent avec intérêt l’évolution de cette thèse pour d’éventuels débouchés sur le terrain.
Rendre accessible c’est aussi informer
Le travail d’une thèse est en grande partie basé sur la recherche. Si la mise en accessibilité des sites naturels est une notion nouvelle en France, il n’en va pas de même ailleurs. Depuis le début des années 1990, le Canada a mis en place une information du degré d’accessibilité. Tout comme le niveau de difficulté pour les randonneurs valides. Cette information permet aux personnes à mobilité réduite( PMR) de s’engager en toute connaissance de cause. Les sentiers «Marmailles» mis en place à la Réunion par la maison de la Montagne sont une réponse à la pratique de la randonnée pour les plus jeunes… Mais aussi pour les gramounes. Ces deux catégories sont considérées comme des PMR aux yeux de la loi du 11 février 2005.
Une enquête pour connaître les habitudes et les demandes
Dans le domaine du handicap et surtout sur les questions d’accessibilité, le facteur humain est primordial. Là encore, Arthur Guénat innove en réalisant une enquête ciblée uniquement sur les personnes porteuses d’un handicap quel qu’il soit. Un questionnaire anonyme, en français et en créole, est diffusé en grande partie par des associations de personnes handicapées. Il permettra de synthétiser les habitudes, les difficultés, les manques et les besoins en matière d’accès à la pleine nature et à l’équipement des sites. Deux cent questionnaires doivent être distribués. Un nombre déjà suffisant pour obtenir une étude sérieuse. Un appel est lancé auprès des responsables d’associations de personnes handicapées pour la diffusion de ce document, mais surtout pour son retour.
Du résultat de cette enquête, découlera les propositions de la thèse. Car le travail du chercheur, consiste à partir d’éléments concrets de faire progresser la situation de départ. Les esprits taquins diront qu’il n’est pas difficile de faire progresser l’accessibilité à la Réunion, mais un travail tel que celui engagé par Arthur Guénat apportera une valeur ajouté et une base solide pour les personnes à mobilité réduite dans leurs demandes, mais aussi aux décideurs.
La délégation régionale de l’AFM, et le service régional apportent un soutien non négligeable à Arthur à travers leurs réseaux. Le monde associatif a également été sollicité.
Mode d’emploi du questionnaire anonyme
Il est important que ce soit une personne handicapée qui répondent. Le questionnaire est fait pour des personnes qui sortent occasionnellement ou de manière régulière. Ces réponses apporteront des solutions pour tous ceux qui ne peuvent pas sortir.
Répondre au questionnaire en se faisant aider si besoin. Il est possible d’apporter en fin des remarques personnelles qui seront prises en compte.
Le travail sur la carte est lui aussi une étape importante. Il va permettre de situer en fonction du lieu d’habitation les lieux fréquentés et les difficultés rencontrées.
Il est possible de contacter Arthur Guénat pour se faire envoyer le questionnaire : guenat.a@orange.fr
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