Deux ans après le lancement du mouvement « Ni pauvre, ni soumis » (NPNS), le constat d’extrême pauvreté des personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante n’a pas changé. Pire encore, ces personnes déjà en situation difficiles doivent désormais payer des frais supplémentaires (hausse du forfait hospitalier, franchises médicales, fiscalisation des indemnités du travail, déremboursement de certains médicaments…), sans compter le coût de la vie qui ne fait qu’augmenter !
Parce qu’il est inacceptable de laisser durablement sous le seuil de pauvreté des personnes en raison de leur handicap ou de leur état de santé, le collectif NPNS lance un appel à tous les citoyens touchés ou révoltés par cette situation d’injustice sociale à manifester partout en France le 27 mars 2010.
Sur le plan local, la situation des personnes handicapées devient préoccupante. Un coût de la vie très supérieur à celui de métropole, un retard dans le traitement des dossiers MDPH qui ne se résorbe que très lentement (c’est de l’humour) pour des prestations à minima. D’autres sujets font également débat et plus particulièrement l’accessibilité des services administratifs, des transports publics, des salles de spectacles, de la voirie, des plages, des loisirs, des installations sportives…
Le 28 mars 2008, environ 500 personnes étaient dans la rue à Saint-Denis pour demander un revenu décent. Les associations réunionnaises arriveront-elles à se mobiliser en 2010 ? A plusieurs reprises des tentatives de regrouper le collectif de 2008 ont été faites. Sans succès. Pourtant, chacun peste dans son coin…
La Réunion compte t-elle participer à ce mouvement d’ampleur nationale ? De quelle manière ? Doit-on localiser les revendications ?
Aux responsables associatifs de répondre.
(photo 29 mars 2008)



