La compagnie low coast a une nouvelle fois laissé à terre deux personnes handicapées. Toujours avec le même motif, qu’elles n’étaient pas accompagnées. Ce qui n’est pas demandé lors de l’achat du billet. On ne peut plus penser que ce sont des employés qui font du zèle. En effet, une femme de 60 ans s’est vu interdire d’embarquer à Orly sur un vol à destination de Genève. C’est à Lyon que l’autre passager n’a pu prendre le vol qui devait l’amener à Bastia.
Le secrétaire d’Etat chargé des Transport, Dominique Bussereau, a demandé une enquête ce vendredi 13 août 2010 à la direction générale de l’aviation civile. Quant à la compagnie, elle se retranche derrière des mesures de sécurité pour ses passagers que lui imposerait la règlementation européenne, à savoir évacuer un appareil en moins de 90 secondes.
La femme handicapée a saisi la HALDE. Il y a quelques mois, la haute autorité a saisi la justice pour le même motif et la même compagnie. Jeannette Bougrab, la présidente de la HALDE, rappelle qu’une compagnie aérienne n’a pas le droit de refuser un passager en raison de son handicap.
En pratiquant ainsi, la compagnie Easyjet ne tente-t-elle pas d’éviter une clientèle encombrante pour elle ? Les handicapés ne sont pas les bienvenus parce qu’ils coutent plus cher qu’un passager sans fauteuil roulant.
Le principe des compagnies low coast est de compresser les coûts au maximum. Si cette compagnie n’est pas sanctionnée par une mesure administrative, en attendant une décision de justice, ce sera la porte ouverte à d’autres abus dans d’autres compagnies. Une interdiction de vol durant une courte période dans un premier temps pourrait amener les dirigeants d’EasyJet à réviser leurs procédures de sécurité.
De plus, si EasyJest a des problèmes de sécurité lorsqu’elle transporte des personnes handicapées, ne devrait-elle pas être inscrite sur la liste noire européenne des compagnies peu sûres ?



