Archive de la catégorie Accessibilité

Air France aime l’équipe de France des JP

avion air france

Ce lundi 1er septembre 2008, Air France accueillait sur ses deux vols quotidiens Paris-Pékin quelque 200 sportifs de l’Equipe de France paralympique et membres de la délégation de la Fédération française Handisport. 

La mobilisation de la compagnie se concrétise : au terminal 2E de Paris-Charles de Gaulle, par la présence d’agents d’escale d’Air France “Référents” formés à l’accueil des personnes handicapées et à mobilité réduite et la mise à disposition de quatre comptoirs d’enregistrement dédiés ;
autour de l’avion, par une équipe Piste renforcée pour la palettisation et la mise en soute des chaises roulantes et matériels de compétition ;
à bord, des hôtesses et stewards supplémentaires également “référents Clients Passagers à Mobilité Réduite” pour s’assurer de la sécurité et du confort des sportifs et de la délégation.
Air France a tenu à marquer son engagement et ses encouragements aux athlètes par l’attribution de larges facilités de transport de fret.
Air France a défini, à l’attention de tous ses personnels  de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle en contact avec la clientèle, une formation sur l’appréhension du handicap. Ce module principalement axé sur les comportements face au handicap se décline en trois parties : le handicap moteur, le handicap sensoriel et le handicap intellectuel.
Air France compte aujourd’hui un millier d’hôtesses et stewards ‘Référents Clients PMR’ (Passagers à Mobilité Réduite). Une formation pratique et réglementaire de 3h30 a été conçue afin de former les 16 000 hôtesses et stewards au traitement de la clientèle handicapée ou à mobilité réduite à bord.

Colloque HALDE/AVEC : l’accessibilité en question

colloque halde avec le 29 mai 2008

“Toute personne à droit”, “rappeler le principe d’accessibilité”, “organiser le transport, la voirie”, des centaines de milliers d’euros chaque année, “accès de tout à tous”, etc.

Des phrases souvent entendues, des espérances insatisfaites, le colloque “Handicap et accessibilité”, organisé le 29 mai par le délégué de la Réunion de la Halde et le collectif AVEC, a été d’une rare richesse par la qualité des intervenants et des échanges avec les quelque cent soixante personnes venues y assister, associations, citoyens, élus (trop peu). Trois grands thèmes ont été abordés, les commissions communales d’accessibilité, le transport, l’accessibilité du cadre bâti.

Au-delà du discours convenu des Institutions, c’est une lecture ouverte de la loi du 11 février 2005 qui a été faite par Nicolas Mérille de l’APF et surtout de la manière de l’appliquer et de la faire appliquer dont il a été question. Le spécialiste de l’APF s’est attaché à démystifier le caractère contraignant pour les collectivités territoriales de ce texte majeur en mettant en avant la formidable opportunité pour les Institutions d’améliorer la vie quotidienne de près de la moitié de la population, porteurs de handicaps, mais aussi personnes âgées (elles seront 228 200 à la Réunion en 2030), les personnes à mobilité réduite (au sens large) et bien sûr, chacun d’entre-nous. Juste une affaire de bonnes pratiques à mettre en œuvre dans les services, intégrer la dimension humaine dans les décisions. Une révolution dans la manière d’appréhender l’aménagement, de réfléchir en groupe avec les personnes concernées. Pour autant, Nicolas Mérille souligne qu’il faut rester mobilisé et être attentif au respect du calendrier fixé par cette loi et ne plus hésiter à dénoncer les manques et les erreurs.
De son côté, Fabienne Jegu, chef du pôle santé-handicap de la Halde, a rappelé le contexte législatif. Une explication de texte pour chaque thème abordé lors des tables rondes. Elle a apporté un éclairage sur des zones parfois confuses pour beaucoup tout en allant toujours à l’essentiel.
Pour autant, lors des interventions les participants ont souvent fermement souligné le manque de concertation des Institutions (Département, municipalités, intercommunalité) avec le mouvement associatif lors des prises de décisions. Il a été également mis en avant que le handicap est multiple, moteur pour le cliché, mais aussi mental, et sensoriel. Il faut également prendre en compte une large part de la population, les personnes âgées. Un rappel nécessaire qu’il faudra remettre sans relâche sur l’ouvrage.

Commission communale d’accessibilité :
Ça traîne. 24 communes, 5 CCA créées à la fin 2007, 3 ont un fonctionnement réel. Les communes de plus de 5000 habitants (23 à la Réunion) ont obligation de mettre en place une CCA. L’article 46 de la loi du 11 février 2005 précise sa composition (services municipaux, représentants de la société civile, représentants des personnes handicapées avec tous handicaps de préférence). La date butoir de mise en place était le 31 décembre 2007. La création d’une commission intercommunale d’accessibilité est obligatoire pour les domaines de compétence intercommunale (transport, etc.). Pour ne pas créer une CCA, certaines municipalités “truandent” les personnes handicapées en mettant en place une commission consultative qui n’a aucune des prérogatives de la loi. Ce qui n’empêche pas certaines d’œuvrer dans le bon sens quand même.

Le transport :
Sujet sensible et récurent à la Réunion. Les schémas directeurs d’accessibilité (SDA) devaient être remis le 12 février 2008. Aucun n’a été fait. Le TCO a lancé les consultations en février. Les changements politiques lors des dernières municipales redessinent les assemblées des communautés d’agglomération ; retardant la réalisation des SDA et la création des CIA. Une circulaire interministérielle du 14 décembre 2007, vient jeter le trouble en précisant qu’il ne peut y avoir coexistence entre la CCA et la CIA… si celle-ci existe.
En ce qui concerne le transport, les dispositifs existants à la Réunion sont insuffisants et le caractère inégal du Pass transport mis en place par le conseil général est une nouvelle fois évoqué par l’absence de compensation pour les personnes en fauteuil excluent du dispositif. La pratique de prix prohibitifs (sans compteur) des taxiteurs agréés a de nouveau été évoquée.
Les associations souhaitent être étroitement associées à l’élaboration des SDA. Une demande de cohérence de ces schémas entre tous les opérateurs pour assurer la continuité du dispositif revêt une importance toute particulière. On imagine le résultat catastrophique si chacun travaille dans son coin.

Cadre bâti :
C’est certainement un domaine où règne une grande confusion entre les textes de plusieurs règlements qui se chevauchent et les bonnes pratiques à mettre en œuvre. Pour le logement social, les architectes doivent concilier prix plancher, espace de vie “accessible” pour une même surface d’habitation et une réglementation laxiste qui peu mettre en péril tout un programme déjà construit.

Intervenants :
Fabienne Jegu : chef du pôle santé-handicap de la HALDE
Nicolas Mérille : conseiller national aménagement du territoire, ville et citoyenneté de l’APF
Animation du débat : Eric Pélisson délégué de l’action régionale de la HALDE

Sur la vague du succès

Handisurf à Etang-Salé la Réunion

La journée handisurf organisée par l’Etang-Salé Surf Club a été un franc succès. Plus de 300 personnes porteuses d’un handicap, physique, sensoriel, ou mental, ont goûté aux joies de la plage et du bain de mer. De grands moment de bonheur pour des jeunes et moins jeunes qui n’ont pas souvent l’occasion de fouler le sable des plages à cause du manque d’accessibilité.
Du côté du club de surf, on avait mis en place de nombreuses animations. Jeux de plage, jeux avec les partenaires comme le GEC et le Parc marin, surf, baignade avec les tiralo. De quoi passer une bonne journée.
Reste que l’accessibilité de la plage d’Etang-Salé tarde à être faite. Une rampe “provisoire” et mobile a été mise en place. Elle ne permet pas d’accéder à l’eau en fauteuil. C’est l’Inrercommunalité qui devra s’occuper de l’aménagement. Une tâche difficile car la plage d’Etang-Salé est soumise à la houle et à de fort courant qui modifie le site. L’an passé, une lagune naturelle s’était formée à la suite du cyclone Gamède, offrant un site protégé pour la baignade. Pour autant, cet aménagement tarde à venir. Et comme le souligne une maman “l’espérance e vie de nos enfants est souvent inférieure aux projets à moyen terme que l’on nous promet”. Un sujet de réflexion pour les élus.
A la Réunion, les plages aménagées ne sont pas légion. Trois seulement : Saint-Pierre (n° vert 0800 11 974), La Saline plage les Dauphins (0262 35 76 30), Saint-Leu.
Les photos de la journée ICI

La Réunion : les sourds et malentendants font le JT sur Internet

Si ce n’est le journal hebdomadaire sur Télé Réunion, rien n’existait pour rendre accessible quotidiennement les informations télévisées à la Réunion. Désormais, c’est sur Internet que cela se passe. La chaîne privée réunionnaise Antenne Réunion fourni à Deafrun, une association de sourds et malentendant, la possibilité de mettre sur leur site la retranscription du résumé de l’actualité, info soirée, en langage des signes.
Pourquoi ne pas doubler directement le JT ? La chaîne met en avant des difficultés techniques. Reste que si l’initiative permettra à quelques uns de pouvoir suivre ce journal sur le net, beaucoup faute d’équipement ni auront pas accès.

Le site d’Antenne Réunion : antennereunion.fr

Car Jaune : deux véhicules adaptés sur les lignes Z’éclair

Car jaune 

 

Le conseil général de la Réunion a présenté mardi 12 février 2008 à la gare routière de Saint-Denis ses dernières acquisitions aux associations et aux personnes handicapées. Deux minibus de neuf places climatisés et aménagés pour le transport des personnes handicapées. Ces deux véhicules desserviront Saint-Denis à Saint-Pierre et Saint-Denis Saint-Benoît sur l’axe des cars jaunes uniquement, “pas de porte à porte” souligne un responsable en charge du transport du département. 

Cette présentation a été très utile car elle a permis de mettre en évidence quelques défauts sur les aménagements. Ceux-ci seront corrigés très rapidement.

Reste le plus gros morceau, c’est-à-dire l’accessibilité des gares routières qui reste à faire.  Là, rien n’a été mis en place et l’accès aux véhicules n’est pas un fleuve tranquille. Toutes les gares sont concernées Saint-Denis, le Port, Saint-Paul et Saint-Pierre. Les responsables du service des cars jaunes sont conscients des difficultés et promettent de tenir compte des avis des représentants des personnes handicapées associés à la mise en œuvre de ce nouveau service. Des documents, horaire, tarif, carte de réduction de 50 % sont déjà prêts. Le Pass Transport ne sera pas, dans un premier temps, accepté faute de convention avec le Département pour ce dispositif. Du lundi au samedi, il y aura un départ toutes les heures, le service sera également assuré le dimanche. Afin d’optimiser ce service, il faudra réserver au moins 24 heures à l’avance.En attendant, tous s’accordent à dire que cette première étape est importante et que les problèmes ne doivent pas masquer qu’un dispositif est en marche et que désormais, il faut l’utiliser. Les lignes ne sont pas encore ouvertes. Une campagne de publicité annoncera leur ouverture, rapidement.

 

 

car jaune

 car jaune

 

car jaune car jaune

 

Citoyen ? Non, la marche est trop haute !

logos accessibilité tous handicap

La question de l’accessibilité des bureaux de vote se pose à nouveau à la Réunion. Une nouvelle fois, le collectif Handirun se mobilise pour contrôler et dénoncer les municipalités qui ne rexpectent pas : 1/ le code électoral, 2/ leurs concitoyens.

Le collectif fait appel aux bonnes volontés pour signaler, les bureaux non conformes, mais aussi conformes. Cette action a déjà fait bouger des municipalité qui ont fait d’important efforts pour mettre en conformité les bureaux de vote entre les deux tours des présidentielles. La mauvaise publicité médiatique faite aux récalcitrants lors du premier tour du prochain scrutin, sera un argument de poids. Il est à noter que le président du bureau de vote est le garant du bon déroulement du scrutin. Il doit veiller au respect de la loi. Et la loi dit que les personnes à mobilité réduite doivent accéder à l’urne par le même chemin que tout le monde.

Collectif Handirun : Jean Yves Carré zaniv-kare@wanadoo.fr

TCO : Schéma directeur d’accessibilité du transport

arrêt de bus

31/01/2008 - Le séminaire de présentation du projet de misee en accessibilité du réseau urbain Eolis couvrant le teritoire du TCO a laissé perplexes les associations présentes. Dans le projet présenté, les handicapés n’étaient pas représentés dans les commissions techniques. Les représentants associatifs ont mis en exergue les difficulté quotidiennes, l’innaccessibilité des moyens existants pour certaines catégories. Ils ont souhaité un traitement humain et non administratif de ce chantier. Une fois de plus, il a fallu ébranler les certitudes pour que les personnes handicapées soient entendues. Mais il ne faudra pas baisser la garde face à ce qu’il se prépare. Les commission communales d’accessibilité devraient perdrent une grande partie de leur compétences au profit de la commission intercommunale d’accessibilité. Cette dernière n’existe pas sur le département.

TCO : Le transport urbain accessible en question

 véhicule équipé

Jeudi 31 janvier à 14 heure au siège du TCO aura lieu un séminaire avec les membres de l’institution, les associations de personnes handicapées et divers invités dont certainement des représentants du conseil général, de la Région et de l’Etat. Il s’agira de dresser la liste des besoins et d’engager la création de la commission intercommunale d’accessibilité. Alors que la SEMTO refuse le transport aux personnes en fauteuil électrique dans les “taxis bleus” parce que ce matériel n’est pas adapté, les débats seront sans doute houleux tant la demande des personnes handicapées de l’Ouest est forte en matière de transport, surtout pour les non marchant. La seule solution à l’heure actuelle est d’investir dans un véhicule adapté. Reste qu’entre l’achat du véhicule, son équipement de conduite et l’installation adapté pour avoir une autonomie, la facture est importante.

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